Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /2007 17:56
La lutte étant fini, le blog est fermé a tout commentaire et est épuré de tout post sortant de l'information et d'échange de site internet. Merci

 Ne pouvant plus créer de pages sur ce blog, par soucis de lisibilité et pour  faciliter l'accès aux articles récents nous déménagons ou plutôt continuons ce blog sur:
http://mvt-info-nantes.joueb.com

    L'arrêt du blocus ne signifie pas la fin des revendications: les concessions faites par le ministère ne sont pas cadrées par une loi et ne viennent pas modifier le contenu de LRU. La mobilisation pour une vraie réforme, concertée (non pas vaguement négociée), de l'université est toujours d'actualitée.
    Il est vraisemblable que le traitement médiatique du mouvement, la division opérée par le ministère, les manoeuvres d'appareil de l'UNEF, la pression exercée par les présidents d'université ont beaucoup influés sur le cours des évènements.
 
   Le mot de la fin sera celui que vous porterez!



Suivez l'actualité et pensez à consulter les bilans mis en ligne (colonne associée).
un point presse sur la mouvement (mis à jour régulièrement,  pour peu que la situation avance...):

Des enseignants-chercheurs contre la loi sur l'Université:
http://www.rue89.com/2007/12/06/des-enseignants-chercheurs-contre-la-loi-sur-luniversite

Loi Pécresse : «Sud-étudiant fera tout pour que le mouvement reparte après les partiels»
http://www.liberation.fr/actualite/societe/297026.FR.php

Infos globales:
historique des manifestations étudiantes

Bonjour à tous. Ce blog est celui du mouvement  étudiant  Nantais.
Vous y trouverez toutes les informations concernant nos luttes et celles que nous soutenons.
Nous essayerons d'y mettre toute la documentation nécessaire et surtout de vous tenir au courant des différents rassemblements et événements à venir.
Pour une publicité du mouvement étudiant nantais!
-Les AG passées, autres dates et anciens articles sont dans "AG/coord nationales" à droite.
-N'hésitez pas à nous contacter pour y faire des articles ou simplement pour plus d'information : info.mvt.nantes@jubii.fr
Des infos, ainsi que les comptes-rendus des commissions et AG sont les bienvenus!


nb:Merci pour tous vos commentaires, y compris ces chers militants pour le retour à l'ordre normal, voir pour la LRU, qui ne comprennent pas que ce site n’est pas fait pour eux, mais pour informer sur et pour le mouvement qui s’y oppose… . En l’occurrence, certains commentaires ne restent pas longtemps. Ce site n’est pas un forum. Un seul apport d’une personne opposée a été fait : sur la publication des photos.Vous êtes prévenus.


Bonne visite à tous.
;-)


P.S. : Nous nous excusons pour le "TF1 Network"...
  
Par agnantes - Publié dans : Généralités
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /2007 18:05
Nous ne pouvons diffuser que les informations à notre disposition... S'il n'y a rien de marqué il se peut que l'information n'existe pas encore. N'hésitez pas à transmettre tout renseignement utile au mouvement (mails ou commentaires). Si vous désirez établir un contact permanent pour nous envoyer plus d'infos et d'améliorer la réactivité du blog ainsi que la précision des articles, vous êtes le bienvenu!


Tout les jours : A 17h30 en soutien aux sans-papiers, incarcérés au centre de rétention de Waldeck, qui font la grève de la faim.

Mardi 29 janvier : Réunion de dialogue sur les violences policières à 18h30

Mercredi 30 janvier : réunion à 13h devant waldeck car une expulsion d'un sans-papier doit avoir lieu à 13h30.

Jeudi 31 janvier : Ag inter-Pro, inter-UFR à 12h : ouverte à tout le monde en somme! Pour parler, se réorganiser et autre...


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Par agnantes - Publié dans : Généralités
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /2007 12:48




Tout d'abord voici la loi en ellemême :  La  LRU ou encore la loi du 10 août 2007 ou aussi la loi de privatisation des facs

Ensuite la loi expliquée, commentée par nous -même :

    Cette loi met en concurrence les universités en réduisant considérablement le cadrage de l'État, garant de l'égalité entre les universités, les formations et les conditions d'études et de travail de l'ensemble de la communauté universitaire.

    Les personnels (enseignants comme non-enseignants) sont les premiers touchés : désormais, le président de l'université disposera non seulement d'un droit de veto sur les affectations, mais il pourra également recruter, sans la moindre consultation, sous contrat privé (CDD, CDI...). C'est une remise en cause du statut des fonctionnaires.

    Le financement de l'université par l'État ne se fera plus selon des critères de tailles des bâtiments, de population estudiantine ou de nombre de filières mais par un contrat pluriannuel. Désormais l'État financera prioritairement des universités d'élite et les filières jugées rentables. Ces inégalités seront aggravées par le développement du financement privé, on imagine mal les entreprises financer par philanthropie des formations qui ne leur sont pas immédiatement utiles.

    Dans cette logique de rapprochement universités-entreprises, la gouvernances des universités sera désormais similaire à celle des entreprises : le président verra ses pouvoirs considérablement renforcés, il pourra par exemple fixer seul les règles d'examens. Le Conseil d'Administration sera réduit, donc avec moins d’étudiants, moins de personnels et plus de personnalités extérieures (chef d'entreprises...). Ainsi la présidence sera influencée par les entreprises qui, rappelons-le, n'ont pour but que de faire du bénéfice et non pas l'éducation.

    Précisons aussi qu'il existe déjà des lycées où  certains diplômes sont spécialisés pour certaines entreprises.
Cela a pour résultat (et ce n'est pas un conte mais un fait-divers), que si l'entreprise n'a pas besoin de recruter et bien votre formation ne vous aura servi a rien que si vous voulez changer de filière il vous faut tout reprendre à zéro.

Pour continuer :

Il y a beaucoup de documentation disponible des différents syndicats nantais à la cafèt’ (si quelqu'un est motivé pour en mettre une partie sur internet qu'il se fasse entendre).
Voici quelques adresses pour trouver de la documentation un peu plus détaillée que notre simple et court article sur la LRU.


La brochure d'annalyse de la loi LRU de Sud étudiant  complète et détailée.

Le site
Pour une université démocratique: De la documentation d'un peu partout et notamment les fiches LRU de 1 à 14 du SNESUP.

Voir aussi l'article "la LRU une diversion"

Voilà avec ça déjà on pense qu'il y a de quoi faire entre tout lire, s'en faire une idée puis la partager.

Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : Généralités
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 19:32

          Une fac bloquée c'est une fac occupée par les étudiants 24h/24 et 7jrs /7 : cela demande énormément  d'énergie et d'investissement personnel. Dans les locaux universitaires les AG continuent d'être organisées, ainsi que les mouvements, cafèt autogérée et autres...
          Une fac fermée c'est l'administration qui ferme d'elle-même les bâtiments pour éviter l'occupation. A cause de cela il faut trouver d'autres bâtiments pour l'organisation du mouvement, d'AG et autres. Cela complique la continuité des actions.


forum Luttes étudiantes

Un exemple du Québec :
L'UQÀM est une université publique et reçoit de ce fait de l'argent du gouvernement. Mais voila, il y a 3 ans de ça, le gouvernement libéral à coupé dans les subventions aux universités publiques et celles-ci ont été obligé de trouver d'autres sources de financement pour combler le manque. Les dirigeants de l'UQÀM ont donc décider de spéculer sur l'immobilier en pensant réaliser une plus value sur une possible crise du logement qui n'a pas montré le bout de son nez. Résultat: 300 Millions de $ de dettes dû à une mauvaise gestion et des risques prix pour financer l'université.

Cette université est un cas d'école pour démontrer que plus d'autonomie donner aux universités et un désengagement même partiel de l'état créer une situation tendue où les universités sont obligées d'aller chercher du fric ailleurs. Je pense que ce serait un bon exemple pour démontrer la stupidité de la loi Pécresse et plus généralement un désengagement d'un état dans sa gestion financiére des universités publiques.


Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : LRU et facs de France
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /2007 14:16
Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : Chroniques du mouvement nantais
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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /2007 17:16
     Publication d’un commentaire proposant une analyse critique de l’appel de la coordination nationale, il convient de noter que le concept de lutte des classes et le vocabulaire marxiste ont une place privilégiée dans l’argumentation.
Continuez de faire parvenir articles ou commentaires, n’hésitez pas à opposer ou  mettre en parallèle tous concepts, analyses, ou idéologies. Veillez tout de même à rester en liaison avec le réel et la situation présente. Cette publication comme les autres ne vise pas à faire autorité mais à nourrir le débat et la réflexion en vue de propositions alternatives à la LRU ou plus généralement à la condition des universités.


Commentaire en question :
    Comme le débat a été plus d'une fois sacrifié à l'action. La critique de l'appel de Rennes et des précédents appels n'a pas vraiment encore eu lieu. Je propose sur ce blog quelques points qui font débat. Je m'appuierai sur le texte de l'APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE de Rennes qui a été rediscuté ce week-end (17-18/11). Les § précédés d'un numéro sont des commentaires ou des propositions alternatives:
Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s'annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.

Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur

    1) Cette formule « service public d’enseignement supérieur » pose problème. Peut-on dire d’une faculté, même la plus fauchée de France, qu’elle est un service public ? Peut-on dire de l’université en général, qu’elle est un service à destination de toute la population, que son accès est égal pour tous ? Bien au contraire, c’est une évidence.
    Non seulement, les élèves des classes populaires sont progressivement exclus du système scolaire et seuls une poignée arrivent à suivre des études supérieures en devant surmonter péniblement la contrainte de travailler et d’étudier en même temps. Les taux de réussite chez ces élèves sont catastrophiquement bas. Il résulte que seule une minorité de la population (la petite et grande bourgeoisie) peuvent accéder et terminer des études supérieures sans embûche.
    Mais en plus, cet enseignement supérieur forme à des métiers intellectuels, à des postes à responsabilité, une nouvelle couche sociale de responsables, de gestionnaires, d’encadrants, de professeurs, de formateurs, de chercheurs, de techniciens, de spécialistes, d’intellectuels, d’artistes etc. qui sont complètement détachés des tâches de production. Ils n’ont peu ou pas du tout de rapport avec le travail manuel, qui est appris dans le système scolaire « parallèle » du professionnel. D’une part, tous les métiers qui débouchent de l’enseignement supérieur sont parasitaires (ça ne signifie pas qu’ils sont toujours inutile !), dans le sens où ceux-ci se rémunèrent grâce à l’exploitation de la classe ouvrière. Et d’autre part, grâce à la séparation hiérarchique du travail intellectuel et du travail manuel ces métiers servent à reproduire le système d’exploitation et aident à extorquer la plus-value, sur laquelle les capitalistes assoient leur pouvoir. Aujourd’hui dans le mouvement étudiant les publicitaires et les journalistes sont très fréquemment montrés du doigt, pour ce qu’ils sont : des menteurs professionnels appointés par le Capital pour assurer idéologiquement la stabilité sociale (càd, l’exploitation d’une classe sur une autre). Mais ils ne doivent pas servir de boucs émissaires, l’enseignement supérieur forme aussi à des métiers qui ont un rôle socialement identique comme je l’ai écrit au-dessus (évidemment plus ou moins utile et digne, il ne s’agit pas ici de comparer un marchand de canon avec une orthophoniste).
    Les étudiants s’ils échappent au chômage, ont donc une place et un rôle bien particuliers qui leur est réservé au sein du système capitaliste. Cette précision a son importance, car le contenu de nos revendications ne peut plus être les mêmes dès qu’on prend conscience du rôle de reproducteur des classe sociales de l’université, ainsi que son rôle de perpétuation de l’exploitation.
    Soit, nous pouvons et nous devons demander dans nos revendications une démocratisation de l’université (meilleure facilité d’accès aux études supérieures pour la classe ouvrière, bourses et aides sociales plus importantes, plus de contrôle démocratique sur le contenu, la gestion etc.) Mais nous ne pouvons pas réclamer une université publique démocratique ou un service public de l’enseignement supérieur, car ce sont des illusions. Le mythe selon lequel il y aurait eu un âge d’or des universités, temples de la culture libre de l’économie marchande, rendant service au peuple est démagogique et ne sert en dernière instance que les intérêt de la petite bourgeoisie. La classe ouvrière n’a rien à gagner dans ce genre de combat. , amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux niveaux nationaux.

    2)Il faudrait modifier par « extension de la concurrence »,

    La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants.

    3)Modifier « mises en concurrence » par « seront encore plus en concurrence »

    La loi instaure une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons l’ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs établissements. De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c'est la casse de leur statut qui est programmée.

    4)Qu’est-ce que c’est que du personnel non enseignant ? C’est très réducteur et un peu méprisant. On pourrait préférer IATOSS même si c’est pas très exact non plus.

    Cette réforme n'étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation. La LRU n'est qu'une des mesures qui s'inscrivent dans la logique globale de casse de l'éducation, des services publics, et de l'ensemble des droits sociaux.

    5)Supprimer services publics
   
    Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d'inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l'éducation nationale. Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ;

    6)Rajouter départ en retraite à 55 ans pour les ouvriers qui ont trimé avec de la pénibilité et de l’insalubrité contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique.
   
    Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles.

    7)La lutte des sans-papiers est une lutte aussi importante, voir plus. Nous devons exprimer un soutien aussi à ces luttes pour l’égalité.

    Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder. Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police.

    8)Exigeons l’amnistie de toutes les personnes interpellées lors de la mobilisation sociale.

    Face aux référendums organisées par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement. Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement.

    Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à une journée nationale d'action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.
    Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique. Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève,

    9)« Nous rejoindre dans la grève » est assez maladroit, voir prétentieux. Je ne crois pas que des étudiants qui ne perdent aucun salaire dans leur mouvement peuvent demander à des travailleurs de les rejoindre dans la grève. Disons plutôt que nous rejoindrons les appels à la grève des différents secteurs en lutte. Ce sont les travailleurs qui peuvent par leur place dans le système d’exploitation, paralyser le pays. Positionnons nous pour la grève reconductible interprofessionnel et contre les journées d’action.
   
Car c'est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder le gouvernement. La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport force, le seul moyen de satisfaire nos revendications

    10) Deux problèmes sont posés : la négociation et la représentation

    a)« Condamne toute négociation » . Oui on doit refuser toutes négociations sur les propositions du gouvernement. Car on ne peut pas se rendre sans avoir construit un rapport de force suffisant. Par contre si le gouvernement demande grâce et accepte de négocier sur nos revendications, si nous ne sommes pas en mesure de prolonger le mouvement, devons nous absolument refuser toute négociation ? Je ne suis pas sûr. Ca se mesure dans le rapport de force. Préférons « condamne les négociations à froid, sur les conditions du gouvernement»

    b) Quel rôle a la coordination nationale dans le mouvement étudiant ? La question de la représentation est éludée dans l’appel. Une véritable coordination nationale doit prendre en charge un rôle de représentation devant le gouvernement. Elle doit être responsable devant les AG qui représente leur opinion majoritaire, afin de nous doter d’une représentation légitime qui puisse servir d’interlocuteur entre les faiseurs de loi et les AG lorsque le moment sera venu. Sinon, ce sont un ou plusieurs syndicats qui négocieront sans aucune légitimité dans le dos des AG. Nous ne devons pas nous laisser instrumentaliser par une coordination nationale sans pouvoir qui abandonne son rôle d’interlocuteur légitime aux syndicats. Bien entendu ceci ne signifie pas qu’on accepte le dialogue en tout lieu, à tout moment. Aujourd’hui face à la répression, la mobilisation et l’organisation du mouvement doit se développer sans aucun compromis possible. Proposition : « la coordination nationale est la véritable représentation du mouvement étudiant. Elle est la seule à pouvoir négocier en toute légitimité les revendications étudiantes. »

par Antoine
à vous de réagir...
Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : LRU et facs de France
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 16:20
La manifestation de la fonction publique à Nantes a été très suivie, environ 20 000  personnes se sont rendues dans la rue. 

Après la manifestation, les étudiants se sont réunis en nombre à proximité de la rue de Strasbourg, feintant un mouvement de blocage sur la gare, le groupe s'est rendu devant la présidence de l'université bénéficiant d’une marge de manœuvre par rapport à la répression (la gendarmerie mobile aurait passé quelques minutes à attendre en vain devant la gare, on remercie grandement les lycéens qui ont beaucoup contribué à la diversion).

Un groupe est parvenu à s'introduire dans le bâtiment, tandis que l'autre partie était bloquée à l'extérieur par un groupe de gardes mobiles. Rassemblés en nombre à l'extérieur, les étudiants se sont vus dispersés par une salve de gaz lacrymogènes et quelques coups de matraques. Une chaîne humaine, tendue face au forces de l'ordre armées jusqu’aux dents, s'est  tenue, tandis que le groupe ayant pénétré à l'intérieur encourageait ses camarades.
Le groupe d'occupants a fini par être délogé par les forces de l'ordre, pour rejoindre la foule. Du côté de la police les forces  n'ont cessé de grandir: d'autre casqués, des agents des renseignements généraux toujours présents (de parts et d’autres), et bien sûr nos amis de la BAC (qui se tenaient un peu partout et avaient pris soin de se munir de casques…).

Pendant de longues minutes, étudiants et forces de l’ordre se sont fait face. Les étudiants réclamant la démission du président  Yves Lecointe (aux abonnés absents). De leur côté, les forces de l’ordre ont réussi à accumuler pas moins de neuf cars de gendarmerie mobile, déployant la BAC et formant une ligne face aux manifestants (déploiement au pas de course, air suffisant, le folklore ne manquait pas).

Ce beau face à face était agrémenté de chants pouvant prendre différentes orientation : la répression policière, l’inaction de la présidence, la démission du président, l’inégalité du rapport de force (malgré des étudiants en nombre)…

L’action s’est terminée par un repli en direction du palais de justice ( où la BAC nous attendait déjà) via le pont, puis un retour vers commerce en passant par l’Ile Gloriette, une dispersion a eu lieu à commerce pour un rassemblement à l’université.

 

                La présidence, Yves Lecointe et  ce cher Ménard ne doivent pas pouvoir espérer jouer les ingénues plus longtemps. Leur inaction est lamentable et leur manifestation ne se fait sentir que par les interventions répétées des forces de l’ordre ou leur manœuvre de déstabilisation que constitue la fermeture administrative.

Le vote à bulletin secret organisé par la présidence ne doit pas avoir lieu. La fermeture administrative doit cesser. La présidence doit rendre compte de ses actes et en assumer la responsabilité devant les étudiants.


Plus d'infos:
https://nantes.indymedia.org/article/13262

 
Video:

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Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : Chroniques du mouvement nantais
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 00:25
J'ai reçu le texte suivant par mail, il me semble interessant de le considérer dans la mesure où ce dont-il est question doit être débattu en AG. Réagissez à cet article!

"Comme annoncé, l’Université de Nantes confirme la réouverture des bâtiments demain matin (mercredi 21) qui étaient en fermeture administrative depuis le jeudi 15 novembre.

Les étudiants seront accueillis dans chacun des départements de formation.

Les cours qui fonctionnaient avant la fermeture seront assurés.



Les étudiants des départements touchés par le mouvement seront invités

à se prononcer sur la reprise des cours en votant par internet

de mercredi 21 novembre 12H00 au jeudi 22 novembre 22H00.



Les modalités pratiques seront annoncées sur le site web de l'université mercredi matin."



POUR UN VOTE A BULLETIN SECRET (VBS) ORGANISE PAR L’AG



Je trouve assez drôle que Mr Yves Lecointe nous envoie les CRS et en même temps veuille nous apprendre la démocratie !



Nous imposer un vote à bulletin secret c’est vouloir faire croire que nous ne sommes pas capables d’organiser une véritable démocratie au sein de nos AG.



Il faut qu’on montre à l’opinion publique et à tous les étudiants qui suivent de loin le mouvement que nous respectons les principes démocratiques, mais que nous n’allons pas nous laisser marcher sur les pieds.



Actuellement c’est une université adepte de la matraque et favorable à la LRU qui va gérer l’organisation d’un vote à bulletin secret par ordinateur. Au niveau de l’objectivité et de la sûreté du vote, je trouve que ça laisse à désirer !



Je suis convaincu de notre légitimité ici, mais on doit montrer à tous que notre faible nombre est dû plus à un absentéisme jemenfoutiste qu’a une opposition au principe de l’AG.



Pour asseoir définitivement notre légitimité et celle du blocus comme moyen d’action aux yeux des étudiants et de l’ensemble des travailleurs indécis sur notre mouvement, je pense qu’un VBS doit être mis en place de façon exceptionnelle par l’AG des étudiants de Nantes et non pas une présidence réactionnaire.



Je voudrais donc que le principe d’un VBS entièrement organisé par des étudiants nantais de tout bord avec la présence d’observateurs composé de médias et de membres de la présidence soit débattu et voté lors de cette AG.



Merci de votre attention.
Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : Généralités
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 09:32
Voilà une copie d'un mail que j'ai reçu du collectif anti-délation d'Angers:

On a toujours raison de se révolter!

 Mardi 13 Novembre, vers 20 heures 30, suite à une manifestation dans
 l'après-midi, nous Mathilde Barthélemy et Antoine Bureau avons été arrêtés
 par les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC). Deux policiers
 déguisés en civil, sans brassard ni autre signe distinctif, nous ont appréhendés
 violemment dans la rue alors que nous montions dans notre véhicule.
  Pendant qu'un des policiers me menottait, une autre notifiait à Mathilde
 de ne pas bouger. J'ai tenté à ce moment de signaler de vive-voix aux passants
 mon arrestation avant d'être étranglé, aveuglé et insulté par le policier.
 Pendant ces quelques secondes, Mathilde a souhaité elle aussi signaler mon
 interpellation en disant: « À l'arrestation! » La policière a rétorqué:
 « Ta gueule salope! », elle l'a giflée, étranglée puis ceinturée pour la
 menotter sur la voiture de police. Des étudiants alertés sont arrivés sur les lieux des
 interpellations en criant « Police partout! Justice nulle part! »
 Sorti de la voiture tiré par mon écharpe, le policier m'a projeté contre
 le chambranle de la porte d'entrée du commissariat en me disant: « T'es con,
 c'est tout neuf! » Ensuite j'ai traversé le couloir entre les policiers en tenue
 anti-émeute qui lançaient à leur collègue: « Il n'est pas assez abîmé »
 Derrière leur casque ils lancent un « Libérez nos camarades » en rigolant et en
 frappant sur leur bouclier avec leur matraque. Celui qui me traîne dit aux autres
 que je pue. Un gradé en cravate renchérit: « Qui pue à l'extérieur pue à
 l'intérieur. » Dehors, six cars de CRS stationnent.  Ils ''maintiendront l'ordre'' lors
 d'un rassemblement de solidarité quelques minutes plus tard.
 Moi, Mathilde, suis arrivée peu de temps après Antoine au poste. Je suis
 sortie de la voiture et me suis faite pousser en avant par la policière de la BAC
 qui me disait: « T'avais qu'à pas l'ouvrir ». Les policiers en tenue
 anti-émeute qui se tenaient devant l'entrée du commissariat ont lancé à mon passage «
 Reste mignonne ». Je suis ainsi entrée, remarquant au passage Antoine qui était
 humilié verbalement dans la salle d'alcootest. La policière m'a entraînée
 jusqu'à une cellule d'isolement pour me faire déshabiller et procéder à ma
 fouille. Une fois cela fait, elle m'a mise en cellule de garde-à-vue.


 Les conditions de garde-à-vue.


 La cellule fait environ 3 mètres sur 2. Nous avons été respectivement
 trois au maximum dans cette surface de misère. Il n'y fait ni jour, ni nuit. En
 permanence, un spot éclaire la cellule sous l'oeil d'une caméra. Les murs
 sont maculés de traces de sang, de merde, de pisse et de vomi. L'odeur est à la
 limite du soutenable. Quand il y en a, les couvertures qui puent couvrent
 à peine du froid et des courants d'air. Le manque d'hygiène des toilettes
 est insupportable.C'est un lieu d'humiliations et de violences concentrées dans les cris,
 les coups de matraques et ceux qui frappent contre les portes. Une jeune femme
 enceinte de 7 mois et demi restera dans ces conditions toute la journée de
 mercredi à nos côtés.
Après une audition dans la nuit, je suis sortie au bout de 20 heures de
 garde-à-vue avec une convocation au tribunal correctionnel de Tours pour
 le 9 Avril 2008 à 9 heure. On m'inculpe de rébellion avec violences, alors que
 c'est moi qui les ai subies.
 Quand à moi (Antoine), ma garde-à-vue à été prolongée à 20 heure le
 mercredi soir. Depuis 24 heures, je suis inculpé de violences volontaires sur un
 officier de police lors de la manifestation de la veille. J'ai été auditionné à 4
 reprises, dont 2 fois au cours de la nuit. La prolongation a été
 totalement arbitraire et visait uniquement à continuer la répression d'un militant
 politique. Les enquêteurs se sont acharnés à me mettre en examen. Ils ont
 été jusqu'à faire appel à la police scientifique pour scanner les semelles de
 mes chaussures pour prouver qu'elles avaient bien piétiné l'uniforme de la
 ''victime''. Sans résultat.. Je suis sorti le lendemain midi, après 39 heures au
 trou, sans convocation devant la justice. . Malgré tout, le procureur peut
 donner des suites judiciaires à tout moment. Je reste sous sa menace, bien
 qu'en 39 heures il n'a pu déterminer aucune charge.

 Au cours de notre garde-à-vue, la police a annoncé que Mathilde était
 libre.C'était faux, et pourtant certains syndicats ont répandu la fausse
 information. De la même manière, les journalistes de La Nouvelle République ont annoncé notre libération alors que l'un de nous restait encore en cellule.
 Les journalistes sont la voix de la Police, nous dénonçons cette
 collusion!


 
Nous dénonçons la violence policière !
 Nous dénonçons fermement ces conditions de détentions indignes!
 Nous exigeons l'arrêt des interpellations des militantes et des militants
 politiques!
 Nous dénonçons la criminalisation des mouvements sociaux. Face à la
 répression sociale, nous appelons à une riposte politique.
 Nous exigeons l'arrêt immédiat des poursuites contre Mathilde! Nous
 appelons,dans le cas où la justice tienne la barre, à un rassemblement de soutien à
 Mathilde le 9 Avril 2008 dès 8 heure 30 devant le Palais de Justice de
 Tours. En solidarité, nous appelons à signer la pétition en notre soutien.
 Quand manifester est devenu un délit, se révolter contre l'État policier
 est devenu un droit, et un devoir essentiel.




 Tours, le 17 Novembre 2007
 Mathilde Barthélemy et Antoine Bureau.
Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : LRU et facs de France
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 19:21
Comme la démision d'une partie des membres du CVU fait partie de l'actualité, voici un élément pour l'illustrer:

Lettre ouverte au président (dictateur) de l'université de Nantes

Monsieur le président, je vous écris, en tant qu'élu au CEVU (conseil des études et de la vie Universitaire) organe garant des libertés des étudiants.
Le Conseil du 15/11 a statué qu'il n'était pas de son ressort d'imposer de quelque manière que ce soit à un mouvement étudiant ses modalités de fonctionnement. En l'occurence, si le mouvement étudiant en cours actuellement à l'université de Nantes, tout comme dans de nombreuses universités, a décidé de recourir au vote à main levé, après vérification de l'inscription dans tel ou tel UFR, il en va de sa souveraineté.
Que diraient les institutions universitaires sur les modalités de fonctionnement d'un mouvement des personnels? Rien bien évidemment.

Je tiens à vous rappeller plusieurs choses. La dernière Assemblée Générale des étudiants de Lettres et sciences humaines a réuni selon les bureaux de contrôle près de 2600 étudiants. Ce qui fait un quart des étudiants de l'ensemble. Quand on sait que, comme il est explicité sur le site de l'université, les dernières élections ont vu un nombre de votant de 1700, et un nombre de vote exprimé de 1600 étudiants, le tout sur deux jours. Quand on sait que, lorsque les élections se déroulaient sur une seule journée, il n'y avait pas plus de 900 votants, on peut se demander ou se trouve la légitimité. Dans une boite ou dans le nombre de votants?
Apparemment vous êtes de ces gens qui considèrent le vote à mains levés comme une gagure, mais sans jamais le remettre en cause dans les conseils ou nous sommes. Belle plaisanterie. Les étudiants et les étudiantes sont ils à ce point mineurs à vos yeux?
Monsieur le président, imaginez ce qu'il m'en coûte de vous donner du monsieur, vous avez été élu.
Elu par les représentants des personnels, enseignants comme non-enseignants, et bien entendu par les représentants étudiants. Je ne regrette pas mon vote. Puisque Vous avez une notion du dialogue envers les étudiants qui consiste à envoyer par deux fois les forces actives de l'ordre publique pour enfin demander aux organisations syndicales de dialoguer.
Votre conception du dialogue est bien révélatrice des changements qui s'opèrent au sein de notre société. La présidence de la république voulant réformer et renforcer les pouvoirs de l'executif, il en est de même dans les universités grace à la LRU. Je comprends votre enthousiasme vis à vis de cette loi. Vous allez vous retrouvez avec un pouvoir que nombre de vos prédécésseurs révaient. Pouvoir sur les personnels, les biens de l'université, pouvoir de recruter qui vous semble, qui vous plait. Pouvoir de réduire des UFR récalcitrant d'une motion de CA. Pouvoir de donner ou de faire disparaître les primes à tel ou tel personnel. Pouvoir de vendre des batiments pour combler les trous. Pouvoir de grandir la renommée d'une université, en cherchant des soussous pour une recherche qui est et restera aux bottes des groupes industriels. Ah que le pouvoir est grisant. Il est tellement grisant, que vous avez déjà oublié par qui vous aviez été élu! C'est juste, comment ne pas répondre favorablement à un gouvernement qui vous donne tant de pouvoir et vous demande, gentillement sans aucuns doutes, de limiter par tous les moyens possible la contestation de ceux et celles qui veulent préserver leur outil.
Vous nous direz que ce n'est pas votre conception, que vous allez aménager la chose (la LRU) pour rester le plus possible dans la concertation, dans le dialogue, qu'il faut des gardes fous. Ceux ci n'esxitent pas dans la loi. Et ainsi que le dit l'adage, les prommesses n'engagent que ceux qui les tiennent. Quant à votre conception du dialogue, nous en avons déjà parlé.
Votre argumentaire suivant est simple, il est le même que notre ministre. Je ne sais pas lire une loi. Si c'est le cas, comme l'ensemble des étudiants et des étudiantes, il est dans ce cas là certain que le système est en faillite, que nos professeurs sont des minables qui n'ont jamais su nous inculquer quoique ce soit tant nous sommes des ignares, des abrutis et des cancres!
Alors, forcement nous sommes des gauchistes. En tant que sociologue, j'aimerai bien être financé pour vérifier la thèse selon laquelle une grande part des étudiants et étudiantes de l'UFR droit de l'université de Nantes appartiennent à une organisation classée « d'extrème gauche », puisqu'ils ont voté pour le blocus.
Bien sûr, et je le comprend, vous pensez aux étudiants les plus fragiles, les plus en difficultés financièrement. Je sais que ce n'est pas facile de travailler en faisant des études, je le fais à plein-temps depuis 9 ans. C'est bien pourquoi les étudiants se battent. Mais il est difficile de se battre pour la qualité et l'accès aux études, quand on a plus accès aux études. Les étudiants les plus fragiles, les plus pauvres, sont ceux qui actuellement défendent leurs intérêts. Bien entendu ce ne sont pas les votres. C'est la lutte des classes dans le champ sociologique universitaire. Quand on a un beau bureau et un beau siège, qu'on pense tranquillement à sa carrière, qu'il est bon de se couvrir de compassion, n'est ce pas?
Pardon. J'oublie que l'occupation des locaux universitaires, d'autant plus la nuit, est illégale. Mais pour faire des parallèles historiques, les ouvriers occupant illégallement leurs usines sous le front populaire n'ont guère été inquiété. Il n'en est pas de même actuellement quand il s'agit de revendiquer un toit pour tous, ou quoique ce soit. C'est bien politique. C'est toujours politique. Que dit on aux paysans de la FNSEA qui brûlent des pneux, ravagent des locaux de ministre de l'écologie, qui cassent les Grandes surfaces? Rien! Que dit on aux étudiants, vous le savez, vous nous l'avez dit, ça tient en trois lettres: CRS.
Pourquoi faites vous cela? Simple. Vous vous battez pour une conception de la démocratie qui vise à donner le pouvoir à une seule personne. Pour renforcer l'executif, le tout au service d'une pseudo éfficacité. Efficacité au nom de quoi? Les enseignements seront ils mieux assimilés par les étudiants? Le taux de réussite, l'accès à un esprit critique et citoyen sera t-il plus important? Que neni! Un enseignant-chercheur qui dit avant l'entrée à l'université: « au vu de tes notes tu n'es pas fait pour ça. » est suffisament intimidant pour un lycéen pour qu'on ai pas à employer le mot selection. Il s'agit bien de faire faire des études courtes et simples au plus grand nombre, et de garder les possibilités de recherche pour une élite. C'est ça votre démocratie? Qu'elle est laide!
Les étudiants et les étudiantes en lutte actuellement en vivent, en construisent une autre. Non pas parfaite. Mais ils l'expérimentent. La démocratie demande du temps, des débats, des discussions, des consensus. Il s'agit de prendre en compte les avis de chacun autant qu'il est possible. Il s'agit de donner le parole à tous et toutes, de manière égale. Il s'agit de déconcentrer le pouvoir, d'éviter les blancs seings que nous vous avons donner. Il s'agit de contrôle, si une personne doit parler de son chien et parle de son chat, cette personne est révocable et révoqué. Tout ces gens qui fréquentent VOTRE université, puisqu'il vous est possible de la fermer sans consulter les acteurs, les usagers selon vos mots, tout ces gens sont responsables et justement prennent leurs responsabilités. Face à des attaques, ils se défendent. C'est bien là, la preuve d'une grande valeur. Face à toute la résignation qui impregne notre temps vis à vis de l'ordre établie qu'on nous dit immuable et éternel, ces gens que vous méprisez manifestement se lèvent.
Nous n'avons pas la même conception de la démocratie, c'est manifeste. Je ne serai pas en tant qu'élu une caution pour votre mascarade, pour votre pseudo cogestion. M Chevenement disait qu'un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne.
Un grand historien disait que la barricade n'a que deux côtés, vous avez manifestement choisi le votre.

Prennez cette lettre comme l'expression de ma démission immédiate et définitive. Comme l'expression de ma volonté de changer ce vieux monde dont vous incarnez de manière significative la décadence.

Guillaume Cavé Etudiant en L3 de sciences de l'éducation. Elu au CEVU Nantes
Par étudiants des ag de nantes - Publié dans : Chroniques du mouvement nantais
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