Coordination Nationale de Toulouse (27 et 28 octobre 2007)

Cette coordination a réunie 23 universités dont 21 mandatées et 2 présentes en observateur :

 

Universités mandatées: Nantes-Caen-Limoges-Toulouse1-3-Grenoble1-2-3-Rennes1-2-Le Havre-Rouen-Pau-Aix- Nanterre-Paris4-Sorbonne-Tolbiac-Dijon-Limoges.

Universités observatrices : Perpignan-Créteil

 

Ordre du jour :

 

  • Modalités de vote

  • Bilan des villes

  • revendications
  • perspectives
  • appel
  • médiatisation

 

. Revendications

 

Le débat sur les revendications a viré sur le débat sur la mise en place ou pas d'une plateforme de revendications. Celle-ci a été finalement votée.

 

. Perspectives

 

  • manifestations nationales :

Manifestations nationales étudiantes le 30/10 et le 8/11

Participation à la manifestation du 20/11

 

  • actions :

appel à la grève avec piquets de grève dès que possible afin d'arriver au blocage.

Appel au blocage des conseils d'administration pour les empêcher d'appliquer la loi.

Appel à la préparation du 20 novembre

appel à la mobilisation des lycéens

 

et soutien aux initiatives des salariés en général.

 

. appel

 

A la suite d'un débat sur les modalités de création de l'appel une commission (6 personnes) s'est réunie pour rédiger un texte prenant en compte les revendications et les perspectives votées ainsi que les appels votés par plusieurs villes. Ce texte étant évidemment présenté ensuite à l'ensemble des mandatés afin d'être amandé.

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE DES 27 ET 28 OCTOBRE 2007 A TOULOUSE


Une coordination nationale universitaire, rassemblant 36 délégués mandatés par 21 universités,
s'est réunie les 27 et 28 Octobre à Toulouse suite à une nouvelle attaque du gouvernement
contre le service public de l'enseignement supérieur: la loi Pecresse, dîte "de libertés et
responsabilités des universités" (LRU).
Cette loi permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des intérêts privés.
Par leur présence accrue dans les conseils, ils influenceront forcement le contenu des cours.
Les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables
par les nouveaux financers. Elles seront gérés comme des entreprises sur des bases de rentabilité: mise
concurence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de
travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration et dans
les mains du président de l'université. La loi instaure également une pré-selection des lycéens
à l'entrée de l'université.

Ce démantèlement de l'enseignement supérieur est encadré par le processus de Bologne,
initié en 1999, dont l'objectif principal est la mise en concurrence des universités à l'échelle européenne
(d'où aujourd'hui des frais d'inscriptions à 1000 euros en moyenne en Allemagne et au Portugal, à 3000
euros en Italie)

C'est pourquoi, nous exigeons l'abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et nous nous prononcons
- Pour un vrai droit à l'éducation et à la formation pour tous
- Pour la défense des statuts des personnels d'université, pour la titularisation des personnels précaires
- Contre la privatisation de l'université publique et la politique de pénurie budgetaire, pour le réengagement
  financier massif de l'Etat, pour l'augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de
  logements sociaux à hauteur des besoins.

Mais cette loi n'est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un mouvement social
d'ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres
les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Francais et les étrangers. Tout au contraire,
alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 Octobre les salariés
de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont montré qu'ils étaient disponibles pour lutter, nous devons
articuler nos revendications. C'est pourquoi nous sommes décidés à nous battre:
- Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l'Education Nationale)
  liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes,
  contre le démantèlement des services publics.
- Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales
- Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à
  taux plein
- Pour l'abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et Hortefeux; une carte d'étudiant = une carte de séjour.
- Pour l'amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.

Nous sommes déterminés à construire la mobilisation dans nos universités et nos lycées, et l'unité d'action
avec les salariés.
Au rouleau compresseur du gouvernement, nous opposons la convergence de tous les secteurs attaqués,
qui seule pourra le faire céder.
Nous appellons les universités à construire la grève avec piquets de grève dès que possible, comme seul
moyen pour gagner et à bloquer les CA pour empecher l'application de la loi.
Nous appelons aux manifestations des 30 Octobre, 8 et 20 Novembre, et à toutes autres initiatives lancées
par les salariés.



 

. médiatisation

 

Très peu de villes ayant un mandat sur ce sujet aucune position n'a été prise. Il y a eu un débat pour permettre aux différentes villes de redescendre les positions présentées dans leur AG respective.

 

. prochaine coordination

 

Aucune ville n'ayant de mandat pour se proposer pour la prochaine coordination nous avons procédé autrement :

4 villes vont proposer à leur AG d'organiser la coord', ces villes ont un ordre précis : 1-rennes; 2-rouen; 3-caen; 4-perpignan. De telle sorte que si rennes refuse et que rouen accepte, ce sera rouen qui invitera, et si rennes et rouen acceptent ce sera à rennes.